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Sacs de rétention thermique : 30 artisans béninois formés pour développer la production locale

Trente (30) artisans béninois disposent désormais de compétences pour fabriquer des sacs de rétention thermique (SRT). Du 20 juillet au 3 Août dernier à Cotonou, ils ont suivi une formation après deux semaines d’apprentissage organisées à Parakou, Bohicon et Cotonou. L’initiative portée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), a reçu le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin (CMA-Bénin) et Pro Climate International.
La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des attestations aux participants. Pour les partenaires, cette étape constitue toutefois moins une fin qu’un point de départ vers la production locale et la diffusion de cette innovation.
Le sac de rétention thermique permet de poursuivre la cuisson des aliments après le retrait du récipient du feu. La chaleur emmagasinée est conservée à l’intérieur du sac, ce qui permet aux aliments de continuer à cuire sans maintenir le foyer allumé.
Cette technique peut contribuer à réduire la consommation de bois et de charbon, tout en limitant l’exposition aux fumées. Elle permet également de conserver les repas chauds pendant plusieurs heures et pourrait ainsi être utile aussi bien dans les ménages que dans les cantines scolaires ou les services de restauration.

S’appuyer sur l’expertise locale pour éviter la dépendance

L’un des objectifs de la formation de Cotonou est de créer une expertise locale afin d’éviter une dépendance à des équipements fabriqués à l’étranger. Selon Korogoné Armelle, cheffe de Programme au PAM, les artisans formés doivent désormais être capables de fabriquer les sacs, mais également de transmettre leurs connaissances à d’autres personnes.
La CMA-Bénin considère également cette technologie comme une opportunité pour l’artisanat et l’entrepreneuriat. La disponibilité des matières premières reste toutefois un enjeu important. A ce titre, des participants ont appelé à un accompagnement permettant de poursuivre la fabrication et de former d’autres artisans.
Pour Elisabeth Tossou, représentante du PNUD, le prochain défi va consister à transformer cette expérience en une activité économique. L’ambition est de voir les SRT disponibles prochainement sur les marchés béninois, pour les cantines scolaires mais aussi pour les ménages, restaurants et autres structures de restauration.
De son côté ; le PAM prévoit de poursuivre son accompagnement, notamment à travers la mise à disposition des matières premières. La formation doit également être renforcée par la pratique régulière, afin que les artisans maîtrisent pleinement la technique.

C.L.A.

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