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Projet Muskoka à Bohicon : ONU Femmes constate les avancées en faveur des bénéficiaires

En mission d’évaluation au Bénin, une délégation d’ONU Femmes conduite par Dr Diana Bandaou, responsable des questions de santé, de genre et de santé sexuelle et reproductive au Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a visité, le vendredi 7 août 2027, plusieurs bénéficiaires du projet intégré pour l’autonomisation des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre à Bohicon.
Financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères dans le cadre du Fonds Muskoka, le projet est mis en œuvre au Bénin avec l’appui du Mutuel des jeunes chrétiens pour le développement (MJCD). Il vise à renforcer l’autonomie des femmes et des filles vulnérables, prévenir les violences basées sur le genre et contribuer à la transformation des normes sociales discriminatoires.
À Bohicon, la délégation a rencontré les autorités communales, les bénéficiaires ainsi que les acteurs locaux engagés dans la mise en œuvre du projet. Le maire Ferdinand Yaou Bokossa a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomisation et de l’alphabétisation des femmes, ainsi que de la création d’une Maison de la Femme.
La mission s’est également rendue à la Maison Sainte-Famille, qui accueille 54 filles vulnérables, âgées de 4 à 17 ans. Certaines sont orphelines, d’autres victimes de mariages forcés ou de violences domestiques. Elles bénéficient d’un accompagnement scolaire, professionnel, social et psychologique.
Selon Lydie Ahodékon, facilitatrice du projet au MJCD, les filles sont orientées vers des formations en coiffure, couture ou tissage, tandis que celles en âge scolaire sont inscrites à l’école. Plusieurs bénéficiaires ont déjà achevé leur formation et ont pu être réinsérées dans leur famille ou s’installer professionnellement.
Les pensionnaires ont toutefois fait part de difficultés liées au manque de matériel, aux frais de scolarité et à l’alimentation. Dr Diana Bandaou les a encouragées à rester engagées, rappelant que les violences subies ne doivent pas empêcher une fille de construire son avenir.
Le projet accompagne également des survivantes de violences à travers la formation professionnelle et le financement d’activités génératrices de revenus. À Saclo, certaines femmes ont reçu des appuis pour développer la transformation de l’arachide, le commerce ou la couture.
Au total, le projet déployé à Bohicon et Toffo touche directement plus de 1 000 personnes et indirectement près de 5 700 bénéficiaires. Pour Augustin Babagbéto, chargé de programme au MJCD, l’information, la formation et l’implication des leaders communautaires et religieux constituent des leviers essentiels pour prévenir durablement les violences.
A l’issue de la mission, Dr Diana Bandaou a salué les résultats obtenus et félicité le MJCD pour son engagement. Elle a également souligné l’importance du partenariat avec le Remapsen dans les campagnes de sensibilisation, notamment lors des 16 jours d’activisme.

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