
Un mois après la projection du film « Le Choc 1 », les cinéphiles ont une nouvelle fois pris rendez-vous à l’Espace culturel Le Centre d’Abomey-Calavi, le vendredi 7 août 2026, pour découvrir « Le Choc 2 ». Une projection qui a, une fois encore, permis au public de découvrir ou de redécouvrir une histoire où ambitions, relations humaines et conséquences des choix s’entremêlent.
Il y a un mois, à l’issue de la projection du film « Le Choc 1 », de nombreux cinéphiles avaient demandé avec insistance à être invités à la projection de la deuxième partie de ce long métrage réalisé par Prince Ogoudjobi. Ils ont été nombreux à répondre à l’appel.
Initiée dans le cadre du programme Wà Cinéma, cette projection a une fois de plus donné l’occasion au public de se plonger dans une histoire émouvante. Il s’agit, faut-il le rappeler, d’une œuvre qui raconte l’histoire de Kossi, un Béninois qui revient dans son village natal avec son épouse européenne, Corine, dans le but d’y implanter une usine.
Son retour ravive une ancienne histoire d’amour. Afi, son ex-compagne, met alors tout en œuvre, avec la complicité de sa mère, pour le reconquérir. Après avoir effrayé Corine en exploitant les croyances liées à la sorcellerie, elle parvient à pousser cette dernière, prise de peur, à retourner en France, avant de récupérer Kossi grâce à des pratiques mystiques.
Malgré l’opposition de ses parents, Afi tombe enceinte, tandis que Kossi repart en France pour engager une procédure de divorce avec Corine. Il ne reviendra pas de sitôt, puisqu’il sera emprisonné pour avoir porté la main sur Corine au cours d’une dispute.
Pendant ce temps, Afi, qui a entre-temps accouché d’un garçon issu de la grossesse contractée avant le départ de Kossi pour l’Europe, attend désespérément son retour. Kossi finira par rentrer au pays après sa sortie de prison. Malheureusement pour lui, Afi, qui vit chez son oncle, finit par avoir une relation avec ce dernier qui, à force de la consoler, finit par coucher avec elle.
Pour Irène Djossou, scénariste, « Le Choc 2 » adresse un message aussi bien aux hommes qu’aux femmes : négliger son couple peut avoir des conséquences, tout comme vouloir toujours davantage, au risque de perdre ce que l’on possède. Géraude W., scénariste et actrice, retient, pour sa part, les performances des comédiens et surtout une fin qui l’a profondément marquée.
« C’est un film qui m’a beaucoup marqué », confie l’acteur Barnabé Affougnon, qui interprète le rôle de Kossi. Derrière les personnages, explique-t-il, se trouvent des fragments de vie transposés à l’écran pour permettre à chacun de s’interroger sur ses propres limites, ses choix et ses capacités. Incarner Kossi aura ainsi été, pour lui, une véritable expérience de « don de soi ».
Fidèle Gbégnon, qui a joué le rôle d’Afi dans « Le Choc 1 » et « Le Choc 2 », raconte comment certains spectateurs ont fini par confondre la comédienne avec son personnage. Dans la vie réelle, il lui est arrivé d’entendre : « On te déteste. » Afi, ambitieuse et prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut, lui a donc valu quelques inimitiés inattendues.
Toutefois, l’actrice assure avoir pris ces réactions « sportivement ». Et si elle devait reprendre le rôle aujourd’hui, elle ne le ferait pas de la même manière. « Je le rendrais plus audacieux », a-t-elle laissé entendre.
Pour Berthold Hinkati, directeur général de l’Espace culturel Le Centre, l’enthousiasme du public ne faisait guère de doute. « C’est une très belle projection. Un film que les cinéphiles ont aimé », souligne-t-il, relevant également la richesse des échanges qui ont suivi la projection.



