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Tourisme, culture et arts : en 77 mois de réformes et d’investissements, le Bénin a consolidé son leadership culturel et touristique

Depuis 2016, le Bénin a engagé une transformation ambitieuse de ses secteurs du tourisme, de la culture et des arts. Portée par la vision du président Patrice Talon et mise en œuvre, depuis septembre 2019, par le ministre Jean-Michel Abimbola, cette dynamique a permis de positionner ces secteurs comme leviers stratégiques de croissance économique et de rayonnement international.

En décidant d’investir massivement dans le tourisme, la culture et les arts, l’État béninois a fait le choix d’une approche intégrée du développement. Les missions assignées au ministère s’articulent autour de la conception, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques publiques dans ces domaines, conformément aux engagements internationaux et au cadre législatif national.
Les objectifs poursuivis sont clairs : accroître la contribution de ces secteurs à l’économie nationale, renforcer l’offre touristique, structurer l’économie culturelle, professionnaliser les acteurs et consolider les fondements matériels et immatériels de l’identité béninoise.

Des avancées historiques connues en moins de 10 ans

Plusieurs réformes majeures ont été adoptées afin d’encadrer durablement le secteur. Il s’agit notamment de la loi portant protection du patrimoine culturel, de la loi sur l’industrie du cinéma et de l’image animée, ainsi que du cadre juridique de la chefferie traditionnelle, permettant d’institutionnaliser les autorités coutumières dans le respect de la neutralité politique.
La structuration des filières s’est également traduite par l’adoption d’une nomenclature des métiers d’art, la mise en place du Fonds de développement des arts et de la culture (FDAC), la dématérialisation des droits d’auteur et la création d’une Commission nationale de lutte contre le piratage. Le Bénin a enregistré des avancées historiques, dont la restitution par la France de 27 trésors royaux. Ces œuvres ont été mises en valeur lors de l’exposition diptyque « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui ».
Le pays a également renforcé sa présence sur la scène internationale, avec sa participation à l’Exposition universelle de Dubaï 2020 et à la 60e Biennale de Venise. Plus récemment, à l’Exposition universelle Osaka 2025 au Japon, le Bénin a obtenu le Trophée d’or dans la catégorie « Exhibition & Design », consacrant la qualité de son pavillon.
Par ailleurs, des expositions d’envergure ont été organisées à Paris, en Martinique et au Maroc, contribuant à la valorisation de l’art contemporain béninois.

Des infrastructures culturelles structurantes

La dynamique engagée s’illustre par des chantiers emblématiques. On peut citer la construction du Musée des Rois et des Amazones du Danhomè (MuRAD) à Abomey et réhabilitation des Palais royaux ; la construction du Musée international du Vodun à Porto-Novo ; le démarrage du Musée d’art contemporain de Cotonou et du Quartier culturel de Cotonou ; la réhabilitation de la Place Toffa 1er et du Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé ; le lancement du projet « Route des Couvents Vodun ».
À ces réalisations s’ajoutent la construction d’arènes culturelles dans plusieurs communes, la généralisation progressive des classes culturelles pour la détection des talents et l’édification de monuments symboliques tels que l’Amazone et Bio Guerra.

La création de 4 pôles touristiques

Quatre pôles touristiques ont été créés : Porto-Novo ; Abomey-Dassa-Kétou ; Ouidah-Avlékété-Grand-Popo ; Nikki-Natitingou-Boukombé. Cette organisation territoriale s’accompagne du déploiement de la marque-pays « Bénin, un monde de splendeurs », destinée à renforcer l’attractivité internationale.
La mise en place d’un Compte satellite du tourisme permet désormais de mieux évaluer la contribution du secteur au PIB national.
La ville de Ouidah fait l’objet d’un vaste programme de réhabilitation : rénovation du Fort portugais, reconstruction de la Route des personnes mises en esclavage, aménagement de la Porte du Non-Retour, construction du Musée international de la mémoire et de l’esclavage (MIME), réhabilitation de la Forêt sacrée de Kpassè et du Temple des Pythons.
Des infrastructures touristiques majeures sont également en cours, dont le complexe « Marina » à Djègbadji, l’hôtel Dhawa du groupe Banyan Tree et un village de vacances de type Club Med.
Dans la partie septentrionale, les efforts ont porté sur la rénovation de l’hôtel Tata Somba, la sécurisation et la conservation des parcs de la Pendjari et du W, ainsi que la modernisation des infrastructures à Nikki.
Le projet « Réinventer la Cité Lacustre de Ganvié » constitue également une initiative structurante, avec la réhabilitation des embarcadères, l’électrification, la construction d’équipements sociocommunautaires et l’amélioration de l’habitat.

Professionnalisation et réformes réglementaires

La formation de 54 guides touristiques et le renforcement des capacités de 700 professionnels témoignent de la volonté de professionnaliser le secteur. Des textes réglementaires ont été adoptés afin d’améliorer les conditions d’exercice des activités touristiques, notamment pour les établissements d’hébergement, les agences de voyages et les guides.
Au terme de 77 mois d’actions soutenues, les secteurs du tourisme, de la culture et des arts apparaissent désormais comme des piliers de diversification économique et de cohésion nationale. La stratégie engagée vise non seulement la création de richesses et d’emplois, notamment pour la jeunesse, mais également la consolidation de l’identité culturelle et le renforcement de la présence du Bénin sur la scène internationale.
Dans une perspective de développement durable, le pari d’ériger le tourisme et la culture en moteurs de croissance semble aujourd’hui s’inscrire dans une trajectoire structurée et ambitieuse, traduisant une volonté politique affirmée et une gouvernance orientée vers les résultats.

Source : PFCOM/MTCA

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