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Nouvelles dispositions légales liées aux OSC au Bénin : La mise en conformité de Fraternité Sèdohoun entérinée lors d’une assemblée générale

Ce dimanche 26 avril 2026, s’est tenue au siège de Radio Sèdohoun à Houêgbo-Agbotagon, dans la commune de Toffo, l’Assemblée Générale Extraordinaire de l’Association Fraternité Sèdohoun. Cette rencontre, inscrite dans le cadre de la mise en conformité des Organisations de la Société Civile en République du Bénin, s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Explications.

Ce n’est un secret pour personne. Les Organisations de la Société Civile constituent aujourd’hui des acteurs incontournables du développement. La législation en vigueur ne remet nullement en cause la liberté d’association ; elle vise plutôt à l’organiser et à l’encadrer afin d’assurer la crédibilité et l’efficacité des structures. Dans le cadre juridique béninois actuel, trois formes d’organisations coexistent, à savoir l’association, l’Ong et la fondation, toutes appartenant à la catégorie des OSC mais présentant des spécificités. L’association regroupe des personnes qui mettent en commun leurs connaissances ou leurs activités dans un but non lucratif. L’Ong est une organisation associative structurée, généralement engagée dans le développement, l’humanitaire ou le social. Quant à la fondation, elle repose sur l’affectation d’un patrimoine à une œuvre d’intérêt général. La loi n°2025-19 encadre désormais ces trois types d’organisations afin de garantir leur crédibilité, leur transparence et leur contribution effective au développement national. La principale différence réside dans leur organisation et leurs ressources. L’association repose essentiellement sur l’engagement de ses membres ; l’Ong fonctionne le plus souvent à travers des programmes de développement soutenus par des partenaires. La fondation, pour sa part, s’appuie généralement sur un patrimoine ou des ressources financières dédiées à une cause d’intérêt général. Cette loi vient ainsi clarifier ces distinctions pour mettre fin aux confusions autrefois observées dans le secteur.

Par ailleurs, la loi 2025-19 introduit plusieurs innovations majeures : elle définit clairement les formes d’OSC, précise les conditions de création, renforce les règles de gouvernance et impose davantage de transparence dans la gestion. Elle instaure également des mécanismes de contrôle et de suivi.
Dès lors, le secteur devrait se professionnaliser davantage et renforcer son impact sur le développement du pays. L’Association Fraternité Sèdohoun, présidée par Saturnin AGBOTA, a ainsi procédé à l’adaptation de ses textes et de son fonctionnement aux nouvelles exigences légales, sous la supervision d’un juriste assermenté.

Une association aux objectifs bien définis !

Dans une intervention claire, appuyée par des faits concrets, le présidium a rappelé que Fraternité Sêdohoun œuvre pour la promotion et le renforcement des liens de solidarité entre ses membres. Elle se positionne comme un cadre de rencontre, de réflexion, de recherche et d’action visant à réduire la pauvreté dans un climat de paix, de solidarité et de progrès économique et social. Le développement économique et social, la promotion de l’excellence, l’épargne-crédit ainsi que la promotion de la femme constituent les principaux domaines d’intervention de Fraternité Sêdohoun.

Selon l’article 8 des statuts révisés de l’association, l’objectif majeur poursuivi est de « porter un regard bienveillant sur les mères et les enfants pour favoriser leur épanouissement, susciter partout où cela est nécessaire l’amour du travail bien fait, encourager la persévérance pour surmonter les difficultés, promouvoir la détermination à faire triompher les valeurs morales universellement reconnues, et rechercher l’éthique et l’humanisme afin de garantir un climat durable de paix et de concorde. À cette fin, elle s’engage à promouvoir l’esprit de solidarité et d’excellence, à créer des activités génératrices de revenus à travers des entités spécifiques conformément à la législation béninoise, à valoriser les traditions et les valeurs africaines, et à améliorer les conditions de vie des membres…»

L’association Fraternité Sèdohoun donne ainsi un bel exemple de creuset respectueux des textes. Comme l’a toujours souhaité son président Saturnin AGBOTA, il reste qu’à aller au-delà du narratif pour aboutir aux résultats escomptés.

A. S.

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