
Le Lycée des Jeunes Filles de Lokossa dans le département du Mono sert de cadre, du 13 au 29 juillet 2026, à un stage intersyndical de formation continue des enseignants des classes de la petite enfance du Bénin et du Togo. C’est une initiative du Syndicat National des Enseignants des Ecoles Maternelles du Bénin (Synaem-Bénin) et du Syndicat National des Enseignants de la Petite Enfance du Togo (Synepet), avec l’appui de la fondation CPA-Suisse (Coopération Pédagogique en Afrique). Les travaux ont été lancés par une cérémonie protocolaire meublée de diverses allocutions.
Renforcer les compétences professionnelles, le partage d’expériences sur l’éducation de la petite enfance entre enseignants du Bénin et du Togo. C’est l’un des objectifs principaux de ce stage intersyndical de formation continue qui se tient depuis quelques jours à Lokossa. Durant 15 jours en effet, ces directeurs et directrices d’écoles vont être formés davantage par des experts sur les pratiques pédagogiques liées à l’enseignement des plus petits écoliers. Et ceci, à travers des travaux pratiques en de petits groupes.
Dans son discours de bienvenue aux participants, le Secrétaire Général du Synaem-Bénin, Gaëtan Kponoukon est revenu sur le contexte de l’organisation de cette formation. A l’en croire, en Afrique et particulièrement dans l’espace CEDEAO (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest), l’éducation de la petite enfance s’est très peu développée malgré les progrès enregistrés dans les autres ordres d’enseignement. Mieux, près d’un enfant en âge de fréquenter l’école primaire sur cinq n’est pas scolarisé. Le SG a aussi rappelé le chronogramme de cet atelier de renforcement de capacités. Il précise que dans un premier temps, il sera procédé à la formation de l’équipe pluridisciplinaire, les modules FO ; et dans second temps, les participants seront mis dans une réelle situation de classe.
Au nom du SYNAEM et du SYNEPET, le SG Gaëtan Kponoukon a exprimé sa reconnaissance aux autorités béninoises en charge de l’éducation, à l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (UNSTB), à la Coopération Pédagogique en Afrique, pour son engagement fidèle depuis 1965 aux côtés des enseignants africains, et pour le financement, sans oublier la direction du Lycée des Jeunes Filles de Lokossa et toute l’équipe formatrice.
A son tour, la porte-parole de la délégation des enseignants togolais s’est exprimée en ces termes : « Nos deux pays ont une histoire, une même culture et les mêmes valeurs. C’est dans cet ordre d’idées que venir au Bénin n’est pas un hasard, c’est dans la continuité de notre passé ».
Dans la même logique, Appolinaire Affewe, Secrétaire Général du l’UNSTB a souligné que les frontières entre le Togo et le Bénin sont administratives, mais leurs défis pédagogiques sont les mêmes. « En créant et en entretenant ce pont entre le Bénin et le Togo, nous œuvrons pour une coopération sous régionale concrète. Apprenez les uns des autres, partagez vos réussites et analysez vos difficultés », a-t-il déclaré.
Le SG/UNSTB a exhorté les participants à profiter pleinement de ces journées d’échange et que la fraternité bénino-togolaise brille à travers leurs discussions. Pour sa part, l’inspecteur Cyrille Dah, représentant le DDEMP-Mono empêché, a reconnu l’importance de l’école maternelle avant de procéder à l’ouverture des travaux.
C.L.A.



