
Les spectateurs qui ont effectué le déplacement à l’Espace Culturel Le Centre d’Abomey-Calavi, ce 25 juillet 2026, ont vécu une soirée d’humour pas comme les autres avec la représentation de la pièce intitulée « De l’art de péter des balivernes » de Jean-Louis Kédagni. Devant un public venu en nombre, ce comédien et metteur en scène bien connu ici et ailleurs a offert à l’assistance un spectacle à la fois drôle et instructif.
Dans un « one-man-show » présenté sur le podium de l’Espace Culturel Le Centre d’Abomey-Calavi ce samedi soir, Jean-Louis Kédagni a revisité un sujet pour le moins inattendu pour les spectateurs ayant effectué le déplacement : les différentes formes de pets. Derrière ce thème qui prête naturellement à sourire, Jean-Louis Kédagni propose une réflexion sur l’art de transmettre des messages par le rire.
Une soirée qui a bien sûr été une découverte pour beaucoup, à l’image d’Épiphane Dossa. « Je ne savais pas qu’il y avait différentes formes de pets. Pour ma petite culture que j’ai acquise ici, je peux me dire maintenant que je suis sorti un peu outillé », a-t-il laissé entendre. De son côté, Adeline Goto a particulièrement apprécié l’interaction avec le public. « C’est très amusant, cette représentation. Il nous a présenté les différents types de pets : les pets silencieux, ceux qui font du bruit… Certaines personnes ont soulevé des questions dans le public et cela m’a fait rire », s’est-elle réjouie.
Une pièce inspirée d’un roman de Nicolas Hurtaut
À l’origine de cette création se trouve une œuvre ancienne de l’auteur français Pierre Thomas Nicolas Hurtaut intitulée « L’art de péter », un ouvrage publié au XVIIIe siècle. Jean-Louis Kédagni en a fait la découverte en 2010 à Lyon, en France, précisément dans la bibliothèque de Joël Lokossou, directeur de l’espace Dayihoun. « Le titre m’a accroché. D’où l’idée m’est venue d’écrire ce spectacle en one-man-show », explique-t-il.
À l’en croire, le choix de l’humour constitue un moyen efficace de faire passer des messages. « En tant qu’artiste, notre mission, c’est de distraire, mais c’est aussi d’éduquer dans la distraction. Pour moi, la meilleure manière de faire passer un message, c’est quand c’est dans le rire », souligne-t-il.
Cette représentation à Abomey-Calavi, faut-il le souligner, est la 67e, aux dires de Jean-Louis Kédagni. À titre illustratif, cette pièce a déjà été représentée dans plusieurs pays tels que le Togo, le Cameroun, la France, l’Allemagne et l’Espagne.
Un pari réussi pour les responsables de l’Espace Culturel Le Centre
Pour Berthold Hinkati, directeur général de l’Espace Culturel Le Centre d’Abomey-Calavi, cette soirée confirme l’intérêt du public pour les propositions artistiques originales. « Mes impressions sont très bonnes. Le public a massivement effectué le déplacement, ce qui prouve qu’il a été intéressé par le spectacle », se réjouit-il.
Il explique avoir été immédiatement intrigué par le titre de la pièce. « Je me suis demandé s’il existe un art de péter. Je voulais avoir des réponses, ce qui a fait que je n’ai pas hésité à programmer son spectacle et je ne l’ai pas regretté », affirme Berthold Hinkati.
Au-delà du rire, il retient une œuvre qui joue avec l’imaginaire tout en laissant apparaître quelques éléments de vérité.



