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Programme Wà Cinéma de l’Espace Culturel Le Centre d’Abomey-Calavi : Le long métrage « Le Choc » séduit les cinéphiles qui en redemandent

L’Espace Culturel Le Centre d’Abomey-Calavi a accueilli, le vendredi 3 juillet 2026, la projection de la première partie du film « Le Choc », du réalisateur béninois Prince Ogoudjobi, dans le cadre du programme Wà Cinéma. Seize ans après sa réalisation, ce long métrage continue de susciter l’intérêt du grand public, comme en témoignent les réactions enthousiastes des nombreux cinéphiles venus de plusieurs localités, malgré une météo peu favorable.

Réalisé en 2010, « Le Choc » raconte l’histoire de Kossi, un Béninois qui revient dans son village natal avec son épouse européenne, Corine, dans le but d’y implanter une usine. Son retour ravive une ancienne histoire d’amour. Afi, son ex-compagne, met alors tout en œuvre, avec la complicité de sa mère, pour le reconquérir. Après avoir effrayé Corine en exploitant les croyances liées à la sorcellerie, elle parvient à pousser cette dernière, prise de peur, à retourner en France, avant de récupérer Kossi grâce à des pratiques mystiques. Malgré l’opposition de ses parents, Afi tombe enceinte, tandis que Kossi repart en France pour engager une procédure de divorce avec Corine.
La projection de cette première partie a été suivie d’un échange entre le public, le réalisateur Prince Ogoudjobi ainsi que les acteurs Céline Coyac Atindehou et Barnabé Affougnon, tous présents à cette occasion. Ce moment de discussion a permis aux spectateurs de partager leurs impressions et d’échanger autour des thèmes abordés dans cette œuvre cinématographique.

Enthousiasmés, les cinéphiles réclament la suite

Pour Fidélia Dossa, cette projection a ravivé de nombreux souvenirs. « J’ai beaucoup aimé le film. Cela m’a rappelé mon enfance, lorsque mon père achetait des CD et que nous regardions des films en famille. La scène qui m’a le plus marquée est celle où Corine fuit le village après avoir entendu parler de cette mystérieuse croyance selon laquelle quelque chose prend le sang des Blancs. J’ai hâte de découvrir la suite », se réjouit-elle. Même enthousiasme du côté de Confort Anagonou, élève en classe de Terminale, qui apprécie le réalisme de l’œuvre. Selon lui, « Le Choc » reflète fidèlement certaines réalités béninoises. « Le réalisateur a réussi à mettre en valeur notre culture et les situations auxquelles nous sommes souvent confrontés dans nos familles. Cela donne envie de suivre la deuxième partie », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Prince Ogoudjobi rappelle que « Le Choc » est avant tout « une histoire de chez nous », marquée par les regrets, les passions et les réalités sociales. À travers cette intrigue, il met en lumière des problématiques profondément ancrées dans les sociétés africaines. Barnabé Affougnon, interprète du personnage principal, Kossi, se réjouit de voir le film continuer à émouvoir les spectateurs seize ans après sa sortie. Pour lui, cette œuvre demeure une expérience marquante de sa carrière. Il souligne que le personnage de Kossi est particulièrement complexe, partagé entre deux cultures, deux femmes et plusieurs responsabilités.

Les cinéphiles invités le 7 août pour « Le Choc » (2ᵉ partie)

Le directeur général de l’Espace Culturel Le Centre d’Abomey-Calavi, Berthold Hinkati, se félicite du succès de cette projection. Malgré la pluie, le public a répondu présent et s’est montré très engagé lors des échanges. Les applaudissements et les nombreuses réactions tout au long de la séance témoignent, selon lui, de l’intérêt que continue de susciter « Le Choc ». À l’en croire, le choix de ce film s’inscrit pleinement dans la mission du programme Wà Cinéma, qui est de promouvoir les œuvres africaines traitant des réalités du continent et portées par des créateurs africains.
Les cinéphiles qui brûlent d’envie de découvrir la deuxième partie devront patienter jusqu’au 7 août 2026, date retenue pour la projection de la suite de « Le Choc », toujours dans le cadre du programme mensuel Wà Cinéma.

C.L.A.

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