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Bénin : l’IAJP boucle ses travaux du premier trimestre 2026 autour des réformes constitutionnelles

Animé par la volonté de demeurer un espace privilégié de dialogue où chaque acteur de la société peut librement s’exprimer sur les enjeux liés à l’avenir du Bénin et des nations africaines, l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP) a tenu, le jeudi 19 mars 2026, son traditionnel rendez-vous dénommé « Cercles de réflexion ». Cette rencontre, qui met fin au cycle trimestriel de réflexion consacré à la démocratie et à l’État de droit en Afrique, fait suite à la conférence inaugurale et aux panels organisés respectivement en janvier et en février sur le thème « Les réformes constitutionnelles en Afrique : entre efficacité, stabilité et controverses ».

Une rencontre encadrée par des universitaires de renom

Les travaux se sont déroulés sous la supervision du professeur Maxime da Cruz, recteur honoraire de l’Université d’Abomey-Calavi, du professeur agrégé en sciences de gestion Maxime Hounyovi, ainsi que de la professeure titulaire de sociologie-anthropologie Monique Ouassa Kouaro.
Deux étapes majeures ont marqué la rencontre : les travaux en groupe, où chaque équipe a été invitée à réfléchir sur une question générale et une autre spécifique, puis la restitution, au cours de laquelle les participants ont présenté leurs analyses et propositions issues des concertations.

Des approches contrastées

Les échanges ont révélé des visions parfois divergentes. Certains ont souligné la nécessité d’adapter les constitutions aux réalités politiques et socio-économiques, considérant les réformes comme des instruments d’ajustement institutionnel. D’autres ont mis en garde contre les tensions sociales et politiques que peuvent susciter ces révisions, notamment lorsqu’elles touchent à la durée des mandats ou à l’équilibre des pouvoirs.


Éclairages théoriques et comparatifs

Les encadreurs ont enrichi les débats par des analyses théoriques et des comparaisons avec des expériences observées dans divers pays africains. Les discussions ont également porté sur les mécanismes de consultation citoyenne, les procédures de révision et le rôle des juridictions constitutionnelles.

Vers des réformes apaisées

Les participants ont identifié plusieurs conditions nécessaires pour réduire les controverses autour des réformes constitutionnelles, notamment la transparence des procédures, l’inclusivité des consultations et le respect des principes fondamentaux déjà établis. S’agissant de la question du calendrier des révisions, certains ont estimé que le moment choisi pour engager ces changements influence fortement leur perception et leur acceptabilité par la population. En somme, le calendrier des révisions demeure l’une des principales sources de controverses observées dans les pays africains.
À noter que, pour le prochain trimestre, l’IAJP prévoit d’orienter ses réflexions autour d’une nouvelle thématique intitulée : « Les institutions juridiques en Afrique : entre contre-pouvoir et continuité du pouvoir exécutif ».

C.L.A.

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