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Loi 2025-14 portant réglementation de la microfinance en République du Bénin : l’ABECS actualise les connaissances des professionnels du chiffre

La salle Aboubacar Ibrahim de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Bénin, à Cotonou, a abrité, du 11 au 13 décembre 2025, une série de modules de formation sur les spécificités de la nouvelle loi 2025-14 relative aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) et l’évaluation de leur dispositif de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT). Cette formation était destinée aux experts-comptables stagiaires, comptables, auditeurs… bref, aux professionnels du chiffre.
Comprendre non seulement les innovations majeures de la loi 2025-14, mais aussi évaluer leur impact sur la gouvernance et la régulation des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) : telle est la quintessence de l’atelier de formation initié par l’Association Béninoise des Experts-comptables et Comptables Agréés du Bénin (ABECS). Venus de différents cabinets et structures où les questions financières occupent une place centrale, ils sont 19 participants, en présentiel comme en ligne, à s’abreuver aux enseignements des experts-comptables diplômés choisis pour la circonstance, à savoir M. Étienne Timoléon Ablet, président du comité d’audit d’une institution de microfinance de grande taille, et M. Évariste Songbé, docteur en microfinance.
En effet, la loi 2025-14 relative aux Systèmes Financiers Décentralisés a apporté de nombreuses innovations en matière de gouvernance et de gestion de l’information. « Si nous couplons cela aux exigences actuelles en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, avec ce qui se passe aujourd’hui dans la sous-région, dans notre environnement et dans notre pays, que doit faire le professionnel ? », s’interroge l’expert-comptable diplômé Étienne Timoléon Ablet. Il insiste également sur la responsabilité des institutions de microfinance dans l’endiguer de ce fléau, qui cause d’importants dégâts dans la société. « C’est pour cela que nous avons voulu sensibiliser les professionnels, experts-comptables, ainsi que les institutions de microfinance, afin qu’ils sachent ce qu’ils doivent faire dans leur secteur, surtout que beaucoup de transactions s’effectuent à leur niveau », précise-t-il.
Au cours de cette formation, les formateurs ont rappelé les dispositions de la loi en vigueur, laquelle encadre le secteur de la microfinance. Durant trois jours d’intenses activités, les professionnels du chiffre ont eu l’occasion de mieux comprendre l’organisation actuelle du secteur de la microfinance. « Il est important pour nous de maîtriser les fondamentaux de cette loi, car la formation s’articule autour de ses thèmes et du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux », a affirmé Valérien Ahouansè, expert-comptable stagiaire et participant. Aujourd’hui, ajoute-t-il, il se rend compte que le secteur de la microfinance est réellement risqué. « Il faut donc le protéger et mettre en place des dispositifs d’encadrement afin d’éviter les risques de blanchiment », soutient-il.
Reconnaissant également la plus-value de cette formation, Étienne Tété, directeur financier dans un cabinet et participant, martèle : « Une institution de microfinance, comme toute autre forme de société, comprend des administrateurs, des commissaires aux comptes ou des conseils qui interviennent. Cette nouvelle loi mise en place doit donc être connue de tous ». Faisant preuve d’honnêteté intellectuelle, il confie : « Cette formation nous permet, en tant que contrôleurs, de disposer des éléments nécessaires pour apprécier l’évaluation de la loi et du dispositif de lutte contre le blanchiment au sein de ces institutions ».


Il convient de noter que la population s’intéresse davantage à la microfinance qu’à la banque, cette dernière étant plus réglementée, ce qui limite l’accès à tous.
Pour rappel, l’ABECS est présidée, au titre de la mandature 2025-2026, par Gérald Houéssinon, expert-comptable mémorialiste.

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