
La commune de Covè, dans le département du Zou, a abrité, les 2 et 3 avril 2026, un atelier de renforcement des capacités des enseignants membres du Syndicat National des Enseignants des Écoles Maternelles du Bénin (SYNAEM-Bénin) et du Syndicat National de l’Enseignement Primaire Public du Bénin (SNEP-Bénin). Cet atelier est axé sur l’inclusion scolaire, la déontologie et les technologies éducatives. L’événement a connu la participation d’enseignants venus de différentes localités du département du Zou ainsi que d’invités de marque, notamment une délégation de la République sœur du Togo.
Clarifier les concepts clés de l’éducation inclusive, explorer le cadre juridique national et les objectifs de cette approche, analyser les enjeux et les réalités de terrain à travers des études de cas concrets, expérimenter, via des travaux de groupe, des pratiques d’inclusion adaptées à chaque type de handicap, etc. : tels sont les grands axes de cette formation de deux jours initiée par le SYNAEM-Bénin et le SNEP-Bénin, avec l’appui conséquent d’un partenaire traditionnel et privilégié, la Fédération Canadienne des Enseignantes et des Enseignants (FCE-CTF), à travers son programme de coopération internationale « Teaching Together ».
Comme à l’accoutumée, l’activité a été lancée par une cérémonie d’ouverture marquée par une série d’allocutions.
Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général national du SYNAEM-Bénin, Gaëtan Kponoukon, a fait savoir que l’inclusion scolaire n’est plus une option pédagogique, mais un impératif éthique, juridique et humain. Celui-ci repose sur le principe fondamental selon lequel chaque enfant, quel que soit son handicap (physique, visuel, auditif, intellectuel, etc.), a le droit inaliénable de recevoir une éducation de qualité dans un environnement scolaire ordinaire adapté à ses besoins.
Il a également souligné que cette formation permet aux participants de découvrir les potentialités des outils numériques éducatifs, notamment leur rôle dans l’amélioration de l’accessibilité pour les apprenants en situation de handicap visuel et auditif, tout en insistant sur une utilisation responsable des technologies.
Gaëtan Kponoukon a, par ailleurs, profité de l’occasion pour exprimer sa profonde gratitude au partenaire canadien pour son soutien constant et généreux. « Cela témoigne de la solidarité internationale entre les travailleurs de l’éducation. Il reflète une conviction partagée : l’éducation est le fondement de toute société juste, démocratique et solidaire », a-t-il déclaré. Il n’a pas manqué d’adresser ses remerciements aux autorités à divers niveaux pour leur soutien aux initiatives du SYNAEM-Bénin et du SNEP-Bénin.
À sa prise de parole, Ramanatou Toko Gnon, représentante de l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (UNSTB), a indiqué que cette formation constitue une occasion d’apprendre, de partager des expériences et de renforcer l’unité syndicale. Elle a exprimé ses remerciements au secrétaire général national du SYNAEM-Bénin et du SNEP-Bénin pour avoir choisi la commune de Covè pour cette session.
Selon elle, la forte mobilisation des participants témoigne de leur volonté de construire ensemble un avenir meilleur pour tous.
À son tour, Kuassi Akakpo, 1er adjoint au secrétaire général de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale du Togo (FESEN-Togo), a salué, au nom de sa délégation, la solidarité syndicale qui règne entre son organisation et le SYNAEM-Bénin. Il a rappelé que les deux structures sont membres de l’Internationale de l’Éducation. « Nous sommes le même peuple, nous sommes à l’aise parmi vous et heureux de venir recevoir de vous et, éventuellement, de vous apporter notre contribution. Il est très important pour nous de partager ce thème sur l’inclusion scolaire. Si nous gardons ce cap et que la solidarité syndicale règne, nous aurons un atelier inoubliable », a-t-il déclaré.
Procédant à l’ouverture officielle de l’atelier, le Directeur départemental des enseignements maternel et primaire du Zou (DDEMP-Zou), Olou Alexandre Adigla, a affirmé que cette rencontre témoigne de l’attachement des enseignants à leur profession. Selon lui, leur engagement syndical est crucial pour faire progresser les valeurs de l’école. « Chacun de nous porte une culture, une expérience et des compétences uniques. Il est essentiel de mettre ces atouts au service de l’inclusion, de l’éthique professionnelle et de l’innovation pédagogique », a-t-il souligné, avant d’encourager les participants à s’approprier la thématique et à agir dans leurs écoles respectives.
C.L.A.



