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Église du Christianisme Céleste : Franck Arnaud Houngbadji appelle les devanciers à privilégier l’intérêt de l’Église

Face aux divisions et tensions qui persistent au sein de l’Église du Christianisme Céleste, Franck Arnaud Houngbadji, président des ONG REGARD FRATERNEL PLUS, lance un appel solennel à l’ensemble des fidèles, devanciers, dignitaires et responsables. Il les exhorte à dépasser les intérêts personnels, à faire preuve d’humilité et à soutenir les efforts de réunification engagés, afin de redonner à l’Église son unité et sa sérénité. Pour lui, la paix durable ne pourra être construite que lorsque chacun acceptera de faire des sacrifices pour que l’intérêt collectif et le bien-être des fidèles priment sur les ambitions individuelles.

MESSAGE SOLENNEL À L’ÉGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE

L’unité ne viendra que lorsque les intérêts personnels s’effaceront devant l’intérêt de l’Église

À tous les fidèles, devanciers, responsables, dignitaires et serviteurs de l’Église du Christianisme Céleste, partout dans le monde,
Nous devons avoir aujourd’hui le courage de nous parler avec vérité, mais aussi avec amour et responsabilité.
Notre Église traverse depuis de nombreuses années une période de divisions, de tensions et d’incompréhensions. Plusieurs initiatives ont été entreprises pour rechercher une solution. Aujourd’hui encore, le facilitateur, ancien président de la République, fait des efforts pour rapprocher les différentes sensibilités et permettre à notre Église de retrouver son unité. Il faut le reconnaître et l’en remercier.
Mais une question demeure : les devanciers sont-ils prêts à mettre de côté leurs intérêts personnels pour rechercher exclusivement l’intérêt de l’Église ? Cette question concerne tout le monde — tous ceux qui occupent une position d’autorité, tous les devanciers, tous ceux qui portent une responsabilité morale, spirituelle ou administrative.
Car le véritable problème n’est peut-être plus de savoir qui doit diriger l’Église, mais de savoir si nous sommes prêts à renoncer à nos intérêts personnels pour la sauver.
Nous devons avoir l’humilité de le reconnaître : chacun défend aujourd’hui, d’une manière ou d’une autre, sa position, son groupe, son influence, son histoire ou ses intérêts. Et pendant que les responsables discutent, les fidèles souffrent. Des jeunes grandissent dans une Église où les querelles des adultes deviennent progressivement leur héritage.

Est-ce réellement ce que nous voulons transmettre ?

Le fidèle ordinaire ne demande ni poste, ni contrôle, ni pouvoir. Il demande simplement de pouvoir prier en paix, servir Dieu en paix et transmettre sa foi à ses enfants dans une Église unie.
Posons-nous sincèrement la question : les intérêts que nous défendons valent-ils plus que les souffrances de nos fidèles ? Si nous répondons non, alors il est temps d’agir différemment.
Il faut que les devanciers se rabaissent. Se rabaisser ne signifie pas perdre son honneur ; cela signifie accepter d’écouter, reconnaître que l’autre peut aussi détenir une part de vérité, faire un pas en arrière lorsqu’il le faut, perdre une position personnelle pour préserver l’avenir de l’Église, et accepter que notre nom soit moins important que l’œuvre de Dieu.
Jésus-Christ doit être au-dessus de nos ambitions. L’Église doit être au-dessus de nos intérêts. Les fidèles doivent être au-dessus de nos querelles.
Voilà pourquoi nous lançons un appel à tous les devanciers : oublions nos intérêts personnels, nos calculs, nos positions individuelles, nos rivalités, et la recherche de la victoire d’un camp sur un autre.
Demandons-nous plutôt : qu’est-ce qui est bon pour l’Église ?

Qu’est-ce qui est bon pour les fidèles ?

Qu’est-ce qui permettra à nos enfants de connaître demain une Église réellement unie ?

Le facilitateur peut faire tous les efforts possibles, les commissions peuvent travailler, les structures peuvent organiser des rencontres, des textes peuvent être élaborés — mais si les hommes qui participent au processus ne sont pas prêts à renoncer à leurs intérêts, aucun mécanisme ne produira une paix durable. La paix ne naîtra pas d’un texte ; elle naîtra d’un changement de cœur. Le jour où chacun acceptera de perdre quelque chose pour que l’Église gagne, nous aurons fait un immense pas vers la paix.
Nous ne demandons à personne de renoncer à ses convictions, mais de renoncer à la volonté de faire triompher son intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif. Nous ne demandons pas aux uns de s’humilier devant les autres, mais à tous de s’humilier devant Dieu. Car au-dessus de tous nos titres, de toutes nos fonctions et de toutes nos appartenances, il y a une réalité qui devrait nous réunir : nous sommes tous serviteurs d’une même œuvre.
Alors, avant de demander à l’autre de changer, commençons par nous-mêmes. Avant de demander à l’autre de faire un pas, faisons le premier pas. Avant de défendre notre position, écoutons la souffrance des fidèles. Et avant de penser à qui contrôlera l’Église, demandons-nous plutôt : qui acceptera de se sacrifier pour que l’Église retrouve la paix ? C’est peut-être là que commence véritablement l’unité.
À nos jeunes, un appel particulier
Notre Église est une Église de respect. Nos devanciers nous ont enseigné le respect des aînés, des serviteurs de Dieu et de notre prochain. Évitons donc les insultes, les provocations, les moqueries et les propos inutiles sur les réseaux sociaux. Ne transformons pas nos désaccords en spectacles publics, et ne donnons pas à ceux qui nous observent l’occasion de parler négativement de notre Église à cause de nos propres comportements. Aujourd’hui, certains de nos propos publiés en ligne donnent une mauvaise image de l’Église du Christianisme Céleste.
Nous pouvons ne pas être d’accord, avoir des opinions différentes, même dénoncer ce que nous considérons comme injuste — mais faisons-le avec respect, dignité et responsabilité. Notre génération doit être celle qui contribue à réparer l’Église, et non celle qui approfondit ses blessures.
À ceux qui œuvrent autour du processus de réunification
Je voudrais adresser mes remerciements au facilitateur pour les efforts qu’il entreprend en faveur de la réunification de notre Église. Nous pouvons avoir des interrogations sur certaines méthodes ou certains choix, des sensibilités différentes — mais lorsque quelqu’un consacre son temps et son énergie à rechercher une solution à une crise qui dure depuis si longtemps, il est juste de reconnaître cet effort.
Rappelons toutefois une chose essentielle : le processus de paix ne peut réussir que si tous ceux qui y participent placent l’intérêt de l’Église au-dessus de leurs intérêts personnels. Tout comportement, toute décision ou toute action motivée par des intérêts personnels qui ralentirait ou compromettrait ce processus doit nous interpeller, car nous sommes devant Dieu, et chacun devra un jour rendre compte de la manière dont il aura utilisé la responsabilité qui lui a été confiée.
Notre Église est spirituelle
N’oublions jamais que notre Église est une Église spirituelle, et que Jésus-Christ y demeure toujours. Ce ne sont donc ni nos ambitions personnelles, ni nos rivalités, ni nos intérêts individuels qui doivent déterminer son avenir ou décider de son destin au-dessus de l’intérêt collectif.
Nous devons revenir à l’essentiel : à Dieu, à l’humilité, au respect, à l’amour fraternel, au dialogue et à la prière — revenir à la paix.
L’Église n’a pas besoin de vainqueurs, mais de serviteurs. Elle n’a pas besoin de domination, mais d’humilité. Elle n’a pas besoin de menaces, mais de dialogue. Elle n’a pas besoin que chacun défende son intérêt, mais que chacun défende l’intérêt de l’Église et le bien-être des fidèles.
Le jour où nous comprendrons cela, et où chacun acceptera de mettre son intérêt de côté pour l’intérêt de l’Église, le chemin de la paix s’ouvrira.
Que Dieu nous donne l’humilité de nous rabaisser, la sagesse de nous écouter et le courage de renoncer à ce qui nous appartient personnellement lorsque cela devient nécessaire pour sauver l’unité de Son Église.
Que Dieu bénisse l’Église du Christianisme Céleste et tous ses fidèles. Que Dieu éclaire nos devanciers et tous ceux qui portent une responsabilité dans cette Église. Que la paix et l’unité véritables y règnent.

Franck Arnaud Houngbadji, président des ONG REGARD FRATERNEL PLUS

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